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Travailleurs handicapés, changement de prisme

02/02/2016

Par Le Nouvel Economiste

Des méthodes de recrutement à faire évoluer

Afin de faire connaître leurs métiers et de rechercher des candidats potentiels, les entreprises ont la possibilité de participer à des forums-emploi dédiés à ce public, et de solliciter des partenaires spécialisés dans l’accompagnement des personnes handicapées. Parmi les acteurs incontournables : le réseau des Cap emploi, les Centres de rééducation professionnelle (CRP), l’Association des paralysés de France (APF), l’Agefiph et Pôle emploi. Dotées de CVthèques bien garnies, ces structures sont en mesure de mettre les employeurs potentiels en relation avec des demandeurs d’emploi en situation de handicap. Les entreprises en quête de profils qualifiés ont intérêt à se tourner vers les référents handicap des universités et des grandes écoles, qui s’emparent de plus en plus de cette thématique.

Enfin, pour jouer la carte de la sécurité, d’autres optent pour les cabinets de ressources humaines spécialisés qui aiguillent les recruteurs durant tout le processus de recrutement. “Les entreprises doivent changer leurs méthodes de recrutement. S’ils ne sont pas suffisamment formés, les managers risquent de retoquer systématiquement les CV. Les recruteurs craignent d’embaucher les personnes handicapées. Ils ont peur de poser des questions interdites, d’être maladroits. Nous allons les aider à aborder la question du handicap lors des entretiens d’embauche. C’est important de questionner la personne sur ses restrictions professionnelles et les aménagements qui lui sont nécessaires pour être performante. En revanche, interroger le candidat sur les causes de son handicap est illégal”, prévient Stéphanie Galvan, directrice générale du cabinet Ariane Conseil.

Les aménagements des postes de travail

Au-delà du sourcing et de la sélection des candidatures, les consultants vont déterminer avec l’aide d’un ergonome les contraintes du poste de travail à pourvoir (port de charges lourdes, déplacements nombreux, posture debout prolongée), et étudier les adaptations possibles pour faciliter l’intégration du futur collaborateur. La priorité : favoriser l’accessibilité au bureau, par exemple en prenant en charge les frais de taxis, en sécurisant les escaliers, en installant des rampes. Pour les salariés qui n’ont plus la possibilité d’emprunter les transports en commun en raison de leur état de santé, Orange consacre un budget à la mise à disposition de véhicules aménagés, mais aussi à des outils pour se repérer dans l’espace.

Autre possibilité : assouplir les horaires de travail et plébisciter le télétravail pour ceux qui souffrent d’une maladie invalidante ou suivent un traitement lourd. Si nombre d’entreprises imaginent des difficultés insurmontables, seuls 20 % des recrutements nécessitent des aménagements, cofinancés par l’Agefiph. Mobilier ergonomique, logiciels de reconnaissance vocale, clavier braille, grossisseur de caractères, traducteur en langue des signes peuvent ainsi être préconisés, selon les cas, par la médecine du travail pour compenser le handicap. “Ces aménagements peuvent profiter aux autres salariés. Quand l’entreprise travaille à l’intégration des travailleurs handicapés, elle est amenée à s’interroger sur son organisation et à améliorer les conditions de travail en général. C’est donc un levier d’innovation”, précise Stéphanie Galvan, d’Ariane Conseil.

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