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BMW Distribution : 2 ans après le diagnostic pénibilité

08/12/2016

Etienne ANDRE, Directeur des Relations Humaines

Sous le feu de l’actualité depuis 2010, soutenu ou décrié, le dispositif pénibilité a fait couler beaucoup d’encre chez certains, alors que d’autres se mobilisaient pour un passage à l’action. C’est notamment le cas de BMW Distribution Vélizy, Filiale de BMW France, qui a réalisé son diagnostic pénibilité en 2014 et qui est aujourd’hui déjà à l’heure de son premier bilan.

2014, alors que beaucoup pensaient à un retour en arrière des pouvoirs publics sur le dispositif pénibilité, vous avez demandé au Cabinet Ariane Conseil de vous accompagner sur votre diagnostic pénibilité…
Etienne ANDRE : « La pénibilité était un engagement dans un nouveau projet, déjà nombreux, mais il était important pour nous de savoir dans quelle mesure nos collaborateurs étaient exposés aux  facteurs de pénibilité. Sur le fond, le dispositif pénibilité fait sens, apporter à nos collaborateurs un cadre de travail des meilleurs possibles. Cependant la forme donnée par la réglementation demeure compliquée, nous laisse peu d’espace de liberté, comme bien d’autres sujets d’ailleurs. Le diagnostic pénibilité reste un investissement financier pour de petits établissements et malgré tout, il demande une contribution sur nos temps de production.»

Moins de 2 ans après, vous avez souhaité faire le point sur la mise en œuvre de votre plan d’actions. Quel en était l’objectif ?
E.A. : « Quand nous avons choisi de nous engager dans le projet de prévention de la pénibilité, notre choix s’entendait sur le long terme. Ce bilan nous a permis de continuer à être en mouvement. Nous avons fait le point sur nos progressions. Déterminer les actions efficaces. Celles à ajuster, la plupart sur des éléments de détails. Travailler à de nouvelles actions, pour rester dans la progression et améliorer les conditions de travail de nos équipes.»

Quelle était la teneur de votre plan d’actions ?
E.A. : «  Nous avons mis en place 16 actions sur des postes au-delà des seuils de pénibilité mais également sur d’autres postes en-deçà : magasin de pièces, atelier mécanique, carrosserie… Les actions étaient de nature différente, du matériel à l’organisationnel. Nous avons par exemple fait l’acquisition de chariots de transport de petites et moyennes pièces permettant de limiter le port et le déplacement de charges lorsque nos techniciens s’approvisionnent sur notre magasin. Nous avons estimé avec Ariane Conseil un taux d’utilisation de ces chariots de 80%. À l’image de ces chariots, les actions préconisées par le cabinet n’étaient ni onéreuses ni complexes. Le passage à l’action a donc pu être rapide. Celle qui nous a demandé le plus de temps de préparation a été la formation Prévention des Risques liés à l’Activité Physique, assurée également par un intervenant du cabinet. Nous avons pris le parti de former tous nos opérationnels, impliquant une grande organisation pour assurer notre production. Nous avons interrogé nos participants à 3 mois après cette action : 59% d’entre eux pensent que cette action a permis de modifier positivement et sur le long terme leurs postures de travail. »

Avec le recul, quelle a été la « recette » de votre démarche pénibilité ?
EA : « Notre démarche pénibilité pourrait se résumer à un dialogue approfondi sur la santé au travail entre collaborateurs, encadrement et partenaires sociaux. Notre Direction s’est emparée du sujet, nous avons impliqué le CHSCT, les collaborateurs. Des améliorations concrètes et visibles ont été apportées. Comme tous nos projets ou actions, nous avons suivi nos maitre-mots : transparence, honnêteté, confiance, responsabilité et appréciation. Les intervenants d’Ariane Conseil, en plus du professionnalisme et du savoir-faire attendus, ont été de très bons pédagogues ce qui a permis  de faire adhérer et ainsi d’assurer une bonne partie des réussites.»

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