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Diagnostics RPS et stress

20/09/2016

Quelles pistes pour les entreprises multi-sites ?

diagnostic RPS

Dans le cadre de leur obligation générale de sécurité, il incombe aux employeurs d’évaluer et de prévenir les risques psychosociaux (RPS). Au-delà d’un diagnostic RPS classique, que proposer à l’entreprise? Surtout lorsqu’elle se compose d’un réseau de « petits » sites, que son siège souhaite leur laisser la main du diagnostic, tout en se positionnant dans l’accompagnement. Comment en central appuyer les « petites entités » ? Quelles solutions méthodologiques et techniques ? Réponse d’Annelise Wiart, chef de projet Ariane Conseil. 

Dans quel contexte, les solutions traditionnelles de Diagnostic RPS doivent-elles être adaptées ?

annelise-wiart-ariane-conseil

Parmi nos clients, nombreux sont ceux qui possèdent une multitude de sites géographiquement éclatés, de taille modeste, pour certains ayant une organisation déconcentrée. Prenons par exemple le secteur de la distribution spécialisée ; une enseigne dotée d’un parc d’établissements, de franchisés ou encore de location-gérance. Nos clients cherchent alors à amener l’évaluation des risques psychosociaux le plus en local possible pour qu’elle soit aux prises avec les spécificités terrain des différents sites et que les acteurs locaux se saisissent complètement du sujet. Cependant ces petites entités sont désarmées face à la nébuleuse RPS. Leur centrale se doit donc de les aider dans la prévention.

Quelles sont leurs attentes par rapport au diagnostic RPS ?

Les mots d’ordre sont systématiquement : simple et efficace. Le diagnostic RPS ne doit pas être chronophage tant pour le préventeur du site que pour les contributeurs. La prévention des risques psychosociaux au travail doit être appréhender par tous quelles que soient les compétences initiales.
Bien souvent, lorsqu’une demande de ce type apparait, elle est associée à celle du Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels (DUERP). Dans ce cas, il faut apporter de la cohérence entre la démarche et les outils des risques professionnels, risques psychosociaux et également facteurs de pénibilité.

Dans ces circonstances, que conseillez-vous ?

La centrale doit être en mesure de doter les entités de 3 choses : une méthode, un outil et un savoir-faire. Quelles que soient les modalités déployées, il ne faut jamais perdre de vue l’essence – interroger le travail – et la finalité – l’amélioration des conditions de réalisation du travail comme facteur de performance globale -.
Sur cette base, nous proposons à nos clients :
– Une méthode qui s’inspire des travaux de Michel Vézina, professeur au département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval de Québec. Les risques psychosociaux sont interrogés au travers d’une grille d’évaluation précise et, contrairement à la méthode québécoise, les intervenants chargés de mettre en pratique cette grille sur le terrain sont internes à l’entité.
– Ces derniers sont formés à la rencontre du salarié et plus largement à la prévention des RPS. En prenant en compte l’éclatement géographique des acteurs, diverses modalités de transfert restent possibles: e-learning, webinaire, tutoriel numérique…
– Quant à l’outil, la grille qui interroge les facteurs psychosociaux, elle permet, au-delà d’être un recueil de données, une cotation précise de ces facteurs, ce qui facilite la priorisation des problématiques. Parallèlement, l’outil offre la possibilité de synthétiser les éléments essentiels en vue notamment de l’intégration des RPS dans le Document Unique.

Comment ces entreprises ou entités pensent-elles alors leur plan de prévention ?

Il est conçu classiquement sur la base des analyses de risque, de l’émergence de problématiques, des propositions des utilisateurs et des marges de manœuvre disponibles. Dans ce contexte d’entreprise, le plan de prévention est approché sur 2 niveaux : ce qui est du ressort de l’entité (spécifique) et ce qui est du ressort de la centrale/l’entreprise (transverse). Cependant pour ce faire, toutes les entités doivent avoir une méthode et des outils identiques pour une juste analyse comparative des risques psychosociaux en présence au travers des entités et en tirer des conclusions au niveau de la centrale.

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