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L’UPECAD, une branche d’ores et déjà mobilisée

11/02/2016

Le fil d'info - Spécial Pénibilité

Le secteur de la vente à distance étant en pleine mutation, l’Union Professionnelle des Entreprises du Commerce à Distance (UPECAD)  a décidé d’aborder la question essentielle de la Qualité de Vie au Travail des salariés et d’engager une démarche autour de la pénibilité. Rencontre avec Hélène Van Waes, Déléguée Générale de l’UPECAD qui nous expose le projet sur lequel elle travaille actuellement avec Ariane Conseil.

Helene Van Waes-petit format

Pouvez-vous nous expliquer rapidement le rôle de l’UPECAD ?
Nous sommes l’organisation patronale des acteurs spécialisés dans la vente à distance : 2500 entreprises au global et près de 32000 salariés. Notre rôle consiste, entre autres, à  les accompagner sur les différents chantiers sociaux et RH : politique d’emploi, dialogue social, négociations avec les partenaires sociaux…

Quelles raisons vous ont conduit à travailler plus particulièrement sur la pénibilité ?
Nous avons lancé, il y a deux ans, avec les entreprises de la branche, les partenaires sociaux et la DGEFP une réflexion puis une démarche collective sur la Qualité de Vie au Travail. Des actions ont été mises en place : d’abord une étude pour poser les bases de notre travail puis une expérimentation conduite au sein d’une dizaine d’entreprises. En parallèle de ces actions, un accord sur la Qualité de Vie au Travail a été signé en avril dernier. Le lancement d’une démarche permettant de limiter et prévenir la pénibilité s’inscrit donc dans cette lignée. Le législateur a, de son côté, invité les branches à réaliser un référentiel pour aider les entreprises, surtout les TPE souvent démunies face à cette obligation réglementaire, ce qui nous permet de mieux nous engager encore sur ce champ. Nous avons donc décidé de lancer un appel à propositions pour nous faire accompagner par un expert dans l’élaboration d’un référentiel. C’est le cabinet Ariane Conseil qui a été choisi pour travailler avec nous sur ce chantier.

Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce référentiel ?
Nous avons pour objectif de proposer un outil très simple d’utilisation destiné à toutes les entreprises de la branche, l’idée étant de les rendre autonomes dans la conduite de leur démarche pénibilité. Ce référentiel va donc plutôt s’apparenter à un guide pratique qui va permettre à l’entreprise d’évaluer pas à pas l’exposition de ses salariés et le cas échéant, lui proposer des mesures de prévention appropriées pour chacun des métiers impactés. Il n’en reste pas moins un document juridique qui sera homologué par le Ministère du Travail.

A quelle étape en êtes-vous et quelles sont vos perspectives ?
Nous avons organisé la réunion de lancement avec le comité de pilotage fin janvier. A cette occasion, nous avons affiné l’approche méthodologique et déterminé les emploi-repères qui pourraient être jugés contraignants voire pénibles. Aujourd’hui, nous sommes à l’étape de l’étude documentaire et des observations terrain. Plusieurs de nos entreprises se sont portées volontaires pour que l’on vienne analyser leur DUER et éventuels accord ou plan d’actions et évaluer ces emploi-repères. Nous nous réunirons de nouveau le 31 mars pour partager les constats émergeant de  cette analyse des données documentaires et de ces observations d’activité. Après cela, nous dégagerons des préconisations et passerons à la phase d’élaboration du référentiel. Nous souhaitons qu’il soit homologué au mois de mai.

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