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Stress au travail, RPS : repères

18/04/2013

Revue Personnel - ANDRH

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Entretien avec Valérie Tran

La question du stress en entreprise s’est imposée ces dernières années, avec notamment une forte médiatisation qui a contribué à alimenter le débat. Et si certains ont cru voir là un phénomène de mode, il semble aujourd’hui que ce ne soit pas le cas. Le stress et plus globalement les RPS (Risques Psycho-Sociaux) sont un sujet majeur qui touche toutes les entreprises… Nombreuses sont celles qui l’ont compris et qui sont convaincues qu’il faut agir : comment aborder le sujet ? Avec quels acteurs ? Jusqu’où aller ? Interview de Valérie Tran, Directrice Générale du cabinet Ariane Conseil.

Comment expliquez-vous que le stress soit devenu un sujet incontournable dans les entreprises ?
Beaucoup d’entreprises prennent au sérieux la question du stress et ont engagé des dispositifs de prévention. A cela plusieurs raisons : le coût économique, la pression des médias et du grand public et les mesures prises par les pouvoirs publics. Le Bureau International du Travail évalue le coût économique du stress entre 3% et 4% du PIB des pays industrialisés, soit pour la France quelque 60 milliards d’euros. Des chiffres qui incitent à l’action !

A quelles mesures prises par les pouvoirs publics faites-vous allusion ?
Même si l’Accord National Interprofessionnel sur le stress remonte à 2008, c’est en 2010 qu’a lieu « l’électrochoc » avec les vagues de suicides dont tout le monde a entendu parler. Xavier Darcos, dans le cadre de son plan d’urgence, avait demandé aux entreprises de plus de 1 000 salariés d’engager des négociations avec les partenaires sociaux avant février 2010. A la date fatidique, 600 entreprises soit la moitié d’entre elles avait engagé un plan d’action ou conclu un accord. D’autres mesures témoignent de la forte mobilisation des pouvoirs publics : les divers plans de santé au travail, le rapport Nasse et Légeron de 2008, celui de Lachmann, Larose, Pénicaud de 2010, sans oublier l’Accord National Interprofessionnel sur le harcèlement et la violence au travail de 2010.

Voyez-vous d’autres raisons qui expliquent que les entreprises se soient emparées du sujet ?
Oui. C’est le lien de plus en plus évident qui est fait entre la mise en place d’une politique de prévention du stress et la performance de l’entreprise. Nous avons dépassé la phase d’évitement qui faisait dire à certains que le stress n’est pas l’affaire de l’entreprise. Nous avons dépassé celle de questionnement où l’on pouvait s’interroger sur la possibilité de mesurer ce phénomène complexe car subjectif et multifactoriel. Aujourd’hui, nous savons qu’en travaillant sur le stress, l’entreprise remet l’Homme au cœur de ses préoccupations, construisant ainsi sa performance de demain. Or la performance n’est pas seulement économique. Elle est sa capacité à répondre simultanément et durablement aux attentes de ses actionnaires, de ses clients et de son corps social… autrement dit de ses équipes.

De quelle manière votre cabinet se positionne-t-il pour les accompagner ?
Certaines nous sollicitent pour réaliser un diagnostic RPS. D’autres nous demandent de les aider à intégrer la question du stress dans leur Document Unique pour répondre à l’obligation légale… et en profiter pour en faire un élément fondateur de leur politique de prévention. D’autres encore optent pour une formation : former les managers, les instances représentatives du personnel ou les collaborateurs. En fait, nous aidons les entreprises sur les trois niveaux de prévention, primaire, secondaire, tertiaire : intervenir sur les causes, en éliminant ou en réduisant les facteurs de stress identifiés lors du diagnostic. Aider les individus à gérer les exigences et contraintes du travail par des actions de formation par exemple. Et enfin, détecter et accompagner les personnes en situation de difficultés.

Quels sont les points différenciants de votre approche et de vos méthodologies ?
Notre approche est socio-organisationnelle : nous nous intéressons à ce qui dans l’organisation de l’entreprise peut générer du stress et produire des effets délétères sur la santé et donc la performance. Ce cadre de référence inscrit l’entreprise dans une démarche de prévention primaire, qui l’amène à questionner, voire à repenser ses modes organisationnels et ses pratiques managériales. Le second point est notre approche globale de la santé. Nous ne nous présentons pas comme un cabinet spécialisé sur le stress ou les Risques Psycho-Sociaux. Notre sujet est celui de la santé au travail ou de la Qualité de Vie au Travail telle que l’ont défini récemment les partenaires sociaux. Nous avons la conviction qu’une démarche sur le stress doit être envisagée, comme une composante d’une problématique plus large de RH. C’est dans cet esprit que nous sommes positionnés sur les questions de stress ou de RPS mais aussi sur des démarches de prévention qui ont trait à la pénibilité ou aux TMS en entreprise. Enfin, nous sommes vigilants à dépasser le seul champ du déclaratif. C’est pour cela que nous avons créé et déposé un Référentiel d’Evaluation de la Santé au Travail (REST).

Un référentiel d’Evaluation de la Santé au Travail pour aller au-delà du déclaratif et du ressenti dans des démarches stress/RPS ?
En effet, au-delà de nos questionnaires, scientifiquement reconnus ou des entretiens, nous procédons à l’analyse des modes d’organisation et de management, à l’identification d’indicateurs de mesure objectifs ou encore à l’étude de situations de travail. Le REST aborde la question du stress dans une logique multi-champ, en mettant en évidence ce qui peut éviter de générer du stress et des problèmes de santé chez les salariés. C’est un outil qui permet d’objectiver les choses, de cibler les points sensibles. J’ajouterai qu’il est fondamental au moment du diagnostic mais permet aussi, de suivre et de mesurer dans la durée l’impact des actions engagées : il devient ainsi le « baromètre » de l’entreprise. Mesurer, agir, ajuster : le cercle vertueux est tracé… lorsque nous parvenons à faire en sorte que le référentiel soit partagé dans l’entreprise, les fondements d’une politique de santé au travail efficiente et pérenne sont posés.

 

Ariane Conseil
www.arianeconseil.fr
Champs d’expertise en Santé au Travail : Stress/RPS – Pénibilité – TMS – Qualité de Vie au Travail
Une équipe pluridisciplinaire de 15 consultants : psychologues du travail, psychosociologues, ergonomes, spécialistes de l’organisation
22 ans d’expérience
Une habilitation IPRP (Intervenant en Prévention des Risques Professionnels)
Un Référentiel d’Evaluation de la Santé au Travail déposé
Ariane Conseil figure dans le 1er classement officiel des cabinets spécialisés dans la prévention des RPS – Guide Décideurs « Stratégie, Finance, Droit » Janvier 2013

Petit déjeuner Ariane Conseil gratuit le 28 mai 2013 à Paris « Prévention du stress et des RPS, projets Qualité de Vie au Travail : des démarches au service de la performance des entreprises »

Renseignements : Lucia Moirand – 04 74 28 88 64 – l.moirand@arianeconseil.fr

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