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Faut-il s’adapter au secteur adapté ?

16/10/2012

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Un constat s’impose : la filière du secteur adapté est encore sous-exploitée. Et pourtant cette voie offre aux entreprises de réelles opportunités, notamment à celles qui rencontrent des difficultés pour recruter : le secteur adapté est en effet à la fois une alternative et une démarche complémentaire à l’emploi direct de personnes handicapées.

Plusieurs raisons expliquent ces difficultés de collaboration.

Certaines sont d’ordre structurel. La multiplicité d’ESAT/EA peut surprendre un service achats. De par leur taille souvent modeste, les structures adaptées ont des difficultés à répondre aux appels d’offres d’envergure. Enfin, leur vocation première, médico-sociale, semble parfois difficilement compatible avec les objectifs d’acheteurs, avant tout d’ordre économique.
Mais des raisons profondes sont aussi liées à la méconnaissance et aux préjugés persistants : des produits chers que l’on achète « parce que la loi nous y oblige » ou parce que c’est « une bonne action », des prestations se limitant à l’entretien d’espaces verts ou de conditionnement… autant d’idées reçues qui freinent les bonnes volontés.

Pourtant la collaboration avec le secteur adapté permet aux entreprises d’améliorer leur taux d’emploi et de diminuer la contribution libératoire.

  • Pour les entreprises qui ont compris l’intérêt de s’orienter vers cette piste, la première phase doit être celle du diagnostic : quelles sont les collaborations existantes ? Quel est le niveau d’information des acheteurs sur le sujet ? Les procédures d’achat et de référencement permettent-elles à des structures adaptées de se positionner ? A l’issue de ce diagnostic, les collaborations possibles sont identifiées : parmi les achats existants, certains pourraient-ils être confiés à des EA ou des ESAT plutôt qu’à une entreprise classique ? Certaines missions assurées en interne pourraient-elles judicieusement être externalisées vers le secteur adapté ?
  • Autre point de passage obligé : celui de la formation et del’accompagnement des acteurs internes, car on ne collabore pas avec une structure adaptée comme on travaillerait avec un fournisseur classique. Les Missions Handicap le savent : à la question « pouvez-vous répondre à mon besoin ? » se substitue celle du « comment pourrions-nous travailler ensemble ? ». .. Un changement de posture assez radical !
  • Au-delà, d’autres voies restent à exploiter. S’associer à des ESAT/EA pour répondre de manière conjointe à un marché lorsqu’on est soi-même prestataire de service, investir dans la formation de travailleurs handicapés issus du secteur adapté ou encore créer une EA… Ces initiatives demandent certes un investissement humain et financier et nécessitent un accompagnement. Elles constituent pourtant une manière originale et innovante de faire évoluer sa politique handicap.
  • Collaborer avec le secteur adapté est aussi une manière de sensibiliser ses collaborateurs et de donner corps à une politique d’achats socialement responsables.

Témoignage de Jean-Pierre TAVERNIER, responsable Mission Handicap du groupe Derichebourg
« Nombreuses sont nos filiales qui sous-traitent régulièrement du travail au secteur adapté ou protégé, dans toute la France. Cela participe de la responsabilité sociale du Groupe, dont le taux d’emploi, pour certaines filiales, dépasse déjà 6 %, voire 9 %. Forts de notre connaissance de l’activité “multi-services” et de l’appui du Groupe, nous avons voulu aller plus loin. Après avoir créé l’Association Derichebourg Mission Handicap, dont l’un des rôles est d’accompagner les filiales dans la mise en œuvre de ce type de sous-traitance et de tisser un vrai maillage avec les ESAT et EA, nous mettons aujourd’hui en place notre propre entreprise adaptée ! C’est le fruit d’une réflexion menée depuis deux ans, au vu du potentiel des demandes émanant de nos clients, désireux de répondre par ce biais – et pour partie – à l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés. »

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