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17/09/2012

Entretien avec Valérie Tran

Depuis 20 ans, le cabinet Ariane Conseil accompagne les entreprises dans les différentes phases et sur les différents volets de leur Politique Handicap

Entretien avec Valérie Tran, directrice générale du cabinet Ariane Conseil.

De quelle manière accompagnez-vous les entreprises sur les différents volets de la politique handicap ?

VT : Notre accompagnement peut être ponctuel : monter une opération de sensibilisation, concevoir une plaquette de communication, dispenser une formation sur le recrutement ou l’accueil des personnes handicapées … Mais nous intervenons aussi à un niveau plus stratégique en aidant l’entreprise à concevoir son « carnet de route » : c’est-à-dire à définir ses objectifs, ses priorités et ses plans d’actions, à mobiliser les bonnes ressources et à faire vivre sa Politique Handicap dans le temps.

 

Avec le recul et l’expérience, estimez-vous que la loi a changé la donne ?

VT : En réalité, il existait déjà une obligation d’emploi des personnes handicapées depuis 1987. L’un des grands mérites de la loi de 2005 est d’avoir remis sous les projecteurs la nécessité d’ouvrir l’emploi aux personnes handicapées.

Dans les années 90, beaucoup considéraient la contribution versée à l’Agefiph par les entreprises n’atteignant les 6 % prévus par les textes comme un impôt. La loi de 2005 a joué le rôle de détonateur : beaucoup d’entreprises, du fait d’une augmentation de leur contribution, ont alors pris conscience de la nécessité d’agir. L’année 2009 est également une année clé pour le handicap : la loi prévoit que les entreprises à quota zéro (qui n’auraient ni employé de personnes handicapées ni travaillé avec le secteur adapté depuis 2006) devront s’acquitter d’un montant de 1 500 fois le Smic horaire, soit 13 000 euros environ, par personne manquante et par an …. Cette mesure prend effet en 2010. De quoi susciter des interrogations !

 

Aujourd’hui, quels sont les freins à l’intégration des personnes handicapées ?

VT : La difficulté évidente est celle de la méconnaissance et des préjugés autour du handicap. Les personnes handicapées sont-elles réellement employables ? Pourront-elles assumer les contraintes de nos métiers. Ce sont des questions auxquelles nous sommes confrontés tous les jours. Les entreprises doivent apprendre à s’affranchir de leurs idées reçues et elles le savent. Modifier le regard sur le handicap mais aussi convaincre chacun de la justesse et de la faisabilité de la démarche, est donc la base et la clé de voûte d’une Politique Handicap.

Mais la mise à mal des préjugés n’est pas la seule difficulté. Pour beaucoup d’entreprises, le problème est aussi qu’elles ne trouvent pas les profils recherchés parce que 80% des personnes handicapées ont un niveau de qualification inférieur au bac. En réalité, il existe des alternatives à l’emploi direct et des solutions, notamment en termes de formation des personnes handicapées. L’inconvénient est que les résultats ne peuvent s’envisager qu’à moyen / long terme. Or l’un des effets pervers lié à la surpénalité prévue pour 2010, est justement de voir émerger des entreprises qui ont tendance à vouloir tout, tout de suite et à attendre des solutions miracles …

 

Diriez-vous que le handicap est désormais devenu un engagement incontournable ?

VT : J’ai la conviction que l’emploi, et plus largement l’intégration des personnes handicapées, correspond à un mouvement et une évolution sociétale irréversible. Parce qu’au-delà de la loi, il y a la notion de Responsabilité Sociale d’Entreprise : démarches de non-discrimination, gestion de la diversité, prise en compte de la santé au travail ….

Tout cela favorise l’engagement des entreprises, qui prennent aussi conscience des passerelles entre ces différents sujets. Dans le prolongement de nos interventions sur le handicap, ces entreprises nous sollicitent de plus en plus souvent sur des démarches de santé au travail telles que la prévention des Troubles Musculo Squelettiques ou les Risques Psycho Sociaux.

 

 

 

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